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Un rapport commandé par l’ACPP montre qu’un plafonnement strict des émissions pourrait coûter au Canada 51 000 emplois et 247 milliards de dollars en contributions au PIB d’ici 2035

27 Mai, 2024 (Calgary, Alberta)

Un rapport d’évaluation des répercussions économiques produit par S&P Global Commodity Insights pour l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) montre qu’un scénario dans lequel un plafond d’émissions strict de 40 % est appliqué à partir de 2030 pourrait entraîner des réductions significatives de la production nationale de pétrole et gaz naturel classiques, avec une baisse atteignant un million de barils équivalents pétrole par jour d’ici 2030 par rapport au scénario de référence. Un plafond d’émissions strict de 55 % imposé d’ici 2035 entraînerait une réduction de deux millions de bep/j en 2035 par rapport au scénario de référence.

À l’inverse, le rapport d’évaluation montre que l’industrie classique pourrait contribuer au PIB à hauteur de 1,3 billion de dollars et soutenir 383 000 emplois canadiens par an d’ici 2035, avec une augmentation de seulement 8 % de la production, si des infrastructures de forage et d’exportation pouvaient être ajoutées selon les cadres politiques actuels.

L’ACPP a commandé le rapport d’évaluation afin de mieux comprendre les répercussions économiques potentielles de différents scénarios de production, y compris celui où un plafond d’émissions fixe est imposé au secteur. Le rapport ne portait que sur les répercussions sur la production conventionnelle et n’incluait pas la production des sables bitumineux.

L’analyse de S&P Global Commodity Insights a exploré trois scénarios de production différents selon les paramètres demandés par l’ACPP pour le secteur du pétrole et gaz naturel classiques jusqu’en 2035.

  • Le scénario de référence prévoit la production de pétrole et gaz naturel classiques dans les conditions politiques actuelles.
  • Le scénario de crise prévoit la production dans le cadre d’un plafond d’émissions strict de 40 % imposé pour 2030.
  • Le scénario élevé prévoit la production en supposant des investissements supplémentaires dans les infrastructures d’exportation et de production.

Le scénario de référence prévoit que, dans les conditions politiques actuelles, la production de pétrole et gaz naturel classiques pourrait atteindre six millions de bep/j d’ici 2030 et demeurer proche de ce niveau jusqu’en 2035. En comparaison, le scénario de crise montre qu’une réduction obligatoire des émissions de 40 % d’ici 2030, par rapport à 2021, pourrait entraîner une baisse de la production d’un million de bep/j en 2030 et de deux millions de bep/j avec une réduction de 55 % imposée d’ici 2035.

Selon l’évaluation économique :

  • Le scénario de crise se traduit par une diminution des dépenses totales d’investissement en amont de 75 milliards de dollars sur la période 2024-2035 par rapport au scénario de référence. Cela se traduirait par une contribution au PIB inférieure de 247 milliards de dollars entre 2024 et 2035 par rapport au scénario de référence.
  • Selon le scénario de référence, le secteur du pétrole et gaz naturel classiques pourrait soutenir en moyenne 347 000 emplois par année. Le scénario de crise compte 51 000 emplois de moins soutenus chaque année au Canada.

Le rapport a également exploré des scénarios offrant des avantages économiques plus élevés pour le Canada. Les scénarios de référence et élevé montrent que la production peut augmenter tandis que les investissements dans la décarbonation permettent de réduire l’intensité des émissions.

  • Le scénario élevé montre qu’une croissance de 8 % de la production de pétrole et gaz naturel classiques, par rapport au scénario de référence jusqu’en 2035, permettrait de soutenir 36 000 emplois supplémentaires par an au Canada et plus de 100 milliards de dollars en contributions supplémentaires au PIB d’ici 2035 grâce au désengorgement des capacités actuelles des pipelines et d’exportation de gaz naturel liquéfié.
  • Par rapport au scénario de crise, le scénario élevé prévoit un investissement supplémentaire de 125 milliards de dollars dans le secteur classique, 351 milliards de dollars de contributions cumulées au PIB et 87 000 emplois supplémentaires soutenus chaque année jusqu’en 2035.

Le rapport se trouve sur le site Web de l’ACPP à [insérer le lien].

Citations de Lisa Baiton, présidente et chef de la direction de l’ACPP

« Le cadre réglementaire proposé pour plafonner les émissions dans le secteur du pétrole et du gaz naturel est inutile et ne devrait pas être adopté. Dans le cadre des mesures politiques éprouvées actuelles, le secteur du pétrole et du gaz naturel classiques augmente sa production tout en réduisant ses émissions. Au lieu de cela, le Canada devrait laisser le temps aux politiques en place de produire des résultats tout en collaborant avec l’industrie et les provinces afin de trouver des solutions pragmatiques pour réduire les émissions à court terme, tout en positionnant le Canada et son industrie énergétique sur la voie d’un succès à long terme. »

« L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit que le PIB par habitant du Canada sera le plus faible parmi ses 38 pays membres au cours des 40 prochaines années. Pour modifier le cours de notre économie, nous devons soutenir la croissance de nos principaux créateurs d’emplois. Le rapport de S&P Global Commodity Insights montre que le secteur du pétrole et du gaz naturel classiques a un potentiel considérable de contribuer encore davantage à l’économie canadienne, grâce à des milliers de nouveaux emplois, des milliards de dollars en revenus pour les gouvernements et une contribution de plus d’un billion de dollars au PIB au cours des 12 prochaines années. »

« Les baisses de production imposées à l’industrie par un plafond d’émissions strict entraîneront d’importantes pertes d’emplois pour les Canadiens, de graves répercussions sur l’économie et notre PIB et risquent de compromettre la sécurité énergétique et la prospérité du Canada. Le Canada a le choix. Nous pouvons décourager la croissance de l’une des plus grandes industries du pays et poursuivre une politique climatique agressive, au plus grand détriment des Canadiens, ou encourager la croissance et la prospérité tout en continuant à réduire l’intensité des émissions. »

« Au lieu de soutenir la réduction des émissions dans l’exploitation en amont, un nouveau système de plafonnement et d’échange ajoute des coûts et de l’incertitude, ce qui freine les investissements et obligera les producteurs à réduire leur production pour se conformer. La baisse de la production canadienne de pétrole et de gaz naturel ne réduit en rien la croissance de la demande mondiale et n’aura aucune incidence sur les émissions mondiales. La perte des exportations canadiennes de pétrole et de gaz naturel sera compensée par d’autres pays, qui pourraient ne pas partager pas les normes élevées du Canada en matière d’environnement et d’émissions. »

« Les prévisions de production de pétrole et de gaz classiques, tant dans le scénario de référence que dans le scénario élevé, contribueraient à un PIB cumulé de plus d’un billion de dollars et soutiendraient jusqu’à 383 000 emplois par an jusqu’en 2035. L’ACPP estime qu’il s’agit d’une estimation prudente du potentiel de croissance du Canada, étant donné que le pays possède l’une des plus grandes bases de ressources non exploitées au monde. »  

À propos de l’ACPP

L’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) est une association industrielle non partisane axée sur la recherche qui défend les intérêts des entreprises membres de toutes tailles et vouées à la prospection, à l’exploitation et à la production du pétrole et du gaz naturel partout au pays. Nos membres associés offrent une gamme étendue de services qui soutiennent l’industrie en amont.

Les membres de l’ACPP sont responsables de près des trois quarts de la production annuelle de pétrole et de gaz naturel du Canada et fournissent près de 450 000 emplois directs et indirects dans presque toutes les régions du Canada. Selon les données publiées les plus récentes, l’industrie contribue à plus de 70 milliards de dollars au PIB du Canada, ainsi qu’à plus de 45 milliards de dollars en taxes et redevances aux gouvernements du pays. L’ACPP est un partenaire axé sur les solutions et travaille avec tous les ordres de gouvernement pour assurer la prospérité de l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel.

Nous nous efforçons de répondre aux besoins énergétiques du Canada et du monde de manière sûre, fiable et abordable, tout en assurant une production responsable. Nous sommes fiers d’intensifier les efforts de l’industrie en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de la production de pétrole et de gaz et de soutenir la participation et la prospérité des Autochtones.