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L’apport de l’industrie à l’économie canadienne

À titre de cinquième plus grand producteur de gaz naturel et de sixième plus grand producteur de pétrole, le Canada est en mesure de répondre à la demande d'énergie mondiale avec du pétrole et du gaz naturel produits de façon responsable, tout en soutenant la création d'emploi et la croissance économique au pays.

L’industrie pétrolière et gazière compte pour 108 milliards $ dans le PIB canadien (2018), soutient près de 530 000 emplois partout au pays, et a versé 7 milliards $ en moyenne aux gouvernements entre 2015 et 2017 – des revenus publics qui financent nos routes, nos écoles et nos hôpitaux.

Apport du pétrole et du gaz naturel à l’économie canadienne

Les sables bitumineux dans l’économie canadienne

Au cours des 10 prochaines années, on s’attend à ce que l’industrie des sables bitumineux verse 17 milliards $ aux gouvernements provinciaux et fédéral, incluant les redevances. (Source : Canadian Oil Sands Supply Costs and Development Projects, 2019 – 2029, CERI)

En plus de ses versements et redevances gouvernementaux, l’industrie est un employeur de premier plan. En 2017, les sables bitumineux ont soutenu et créé plus de 205 000 emplois directs et indirects partout au pays.

Presque toutes les régions du Canada profitent de l’exploitation des sables bitumineux à travers la création d’emplois et l’activité économique.

Chaîne d’approvisionnement des sables bitumineux

Plus le secteur des sables bitumineux est en santé, plus il contribue à une économie forte par l’attrait de capitaux, la création d’emplois et le soutien aux services publics. Les sables bitumineux canadiens créent de la prospérité partout au pays – pas seulement en Alberta. Des entreprises locales de toutes les provinces fournissent des biens et services aux producteurs, générant à leur tour de l’emploi, de la croissance et de l’activité économique dans leurs communautés respectives.

Les données de la chaîne d’approvisionnement des sables bitumineux mettent en lumière les échanges commerciaux entre les producteurs et les fournisseurs de partout au Canada. Depuis la période 2014-2015, les fournisseurs sont moins nombreux dans toutes les provinces, et les sommes dépensées sont en chute partout au pays. Cela correspond au déclin de l’investissement dans les sables bitumineux depuis 2014.

Depuis 2012, l’ACPP effectue un sondage bi-annuel parmi les producteurs et leurs fournisseurs pour déterminer la valeur de la chaîne d’approvisionnement des sables bitumineux. Les données ne dressent pas une liste exhaustive des fournisseurs dans chaque région, mais elles sont basées sur des cas concrets de relations commerciales entre les producteurs de sables bitumineux et leur réseau de fournisseurs au Canada.

Le gaz naturel dans l’économie canadienne

L’industrie du gaz naturel en amont contribue à la santé économique du Canada par la création d’emploi et le versement de taxes et redevances aux gouvernements provinciaux et fédéral. On estime à 422,5 milliards $ la part totale qu’aura l’industrie du gaz naturel dans le PIB canadien entre 2017 et 2027.

L’industrie contribue à la santé économique globale du pays par l’emploi, les taxes et les redevances gouvernementales. Ces revenus publics servent à financer les soins de santé, l’éducation, les infrastructures et les programmes sociaux. Le développement d’une industrie du gaz naturel liquéfié (GNL), pour acheminer le gaz naturel canadien aux marchés de l’Asie, permettrait de réaliser les prévisions ci-dessous.

Faits à retenir :

  • On prévoit que l’industrie du gaz naturel génèrera 300 milliards $ de retombées économiques dans les 10 prochaines années.
  • On estime à 75 000 le nombre d’emplois directs et indirects générés par les activités du gaz naturel dans les 10 prochaines années.
  • Les revenus versés aux gouvernements provinciaux et fédéral par l’industrie du gaz naturel en amont s’élevèront à 45,6 milliards $ dans les 10 prochaines années. (Source: CERI)

L’avenir du gaz naturel

Le marché du gaz naturel a fait face à des défis ces dernières années, notamment la hausse de la production américaine et la crise financière de 2009. Mais l’industrie canadienne du gaz naturel a un bel avenir devant elle si elle parvient à développer le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) afin d’alimenter les marchés de l’Asie. Selon les données 2018 de l’ACPP, les retombées économiques du développement de l’industrie du GNL seraient les suivantes :

  • Apports directs et indirects de 2,4 milliards $ au PIB canadien
  • Création de 10 000 emplois directs et indirects au niveau national
  • Revenus additionnels pour les gouvernements provinciaux et fédéral (sous forme d’impôts des sociétés et personnels, de taxes et de redevances)

Retombées annuelles que pourraient générer les exportations canadiennes de GNL

Les installations extracôtières dans l’économie canadienne

L’industrie du pétrole et du gaz naturel extracôtier des provinces de l’Atlantique contribuent de façon suivante à l’économie canadienne :

  • Elle emploie environ 5500 personnes directement, et des milliers indirectement.
  • Elle s’approvisionne auprès de plus de 600 fournisseurs.
  • Ses dépenses cumulées entre 1997 et 2017 totalisaient plus de 66,8 milliards $.
  • Ses redevances cumulées aux gouvernements de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador entre 1997 et 2007 s’élevaient à plus de 23,3 milliards $.
  • Elle a dépensé plus de 506 millions $ en recherche et développement, en éducation et en formation.

En savoir plus sur les avantages économiques du Canada atlantique

Redevances

La plupart des ressources naturelles d’Alberta, de C.-B. et de Saskatchewan appartiennent aux provinces (la Couronne). En échange du droit d’exploiter ces ressources, les producteurs paient au gouvernement des redevances. Soit il s’agit d’un pourcentage des revenus de la vente des produits pétroliers et gaziers, soit ce sont des produits en nature que les gouvernements peuvent alors vendre.

Les redevances font partie des nombreuses contributions des producteurs pétroliers et gaziers aux revenus des gouvernements. L’exploitation des ressources naturelles canadiennes est soumise à tout un éventail de taxes et de politiques fiscales.

Subventions

Selon l’avis de l’ACPP, tout soutien financier à une industrie ou entreprise spécifique, qu’il s’agisse de versements ou de crédits, peut être considéré comme une subvention. Mais les mesures fédérales d’encouragement à l’activité économique qui restent fiscalement neutres ne sont pas des subventions.

Au Canada, toutes les entreprises peuvent déduire certaines dépenses et c’est aussi le cas des producteurs de pétrole et de gaz naturel. Les mesures fiscales auxquelles a recours notre industrie ne sont pas des subventions. Le gouvernement établit ces mesures pour assurer la neutralité du régime fiscal à travers tous les secteurs d’activités, quelle que soit leur intensité en capital, leur revenu ou leur cycles de production.

En savoir plus sur les subventions

Le Canada accuse un retard

La compétition est féroce dans la course mondiale à l’investissement, et si le Canada veut voir son industrie devenir un joueur de premier plan, plusieurs facteurs devront être pris en compte. La hausse des coûts du gouvernement, le fardeau des règlements inefficaces, et le manque d’infrastructures pour acheminer l’énergie canadienne vers les marchés en croissance sont tous des facteurs qui minent la confiance des investisseurs envers le Canada, et affectent la capacité du pays à attirer le capital dont il a besoin pour créer des emplois et favoriser la prospérité.

L’investissement en capital total est estimé à 38 milliards $ pour 2019 – une baisse de plus de 50 % depuis les 81 milliards $ investis en 2014. Pendant la même période, l’investissement en capital aux États-Unis a augmenté de 38 % pour atteindre 120 milliards $ grâce à un système réglementaire plus simple.

Investissement en capital dans l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel

Statistique Canada et ACPP, 2019