Marches

Le Canada produit plus de pétrole et de gaz naturel qu'il ne lui en faut pour répondre à ses propres besoins. Le reste est destiné à l'exportation, presque entièrement vers un seul pays : les États-Unis.

La diversification des marchés du pétrole et du gaz naturel est essentielle pour obtenir la pleine valeur des ressources naturelles du Canada, et pour que l’industrie contribue de façon soutenue à l’emploi, aux recettes gouvernementales et au PIB.

La diversification des marchés du pétrole et du gaz naturel est essentielle pour obtenir la pleine valeur des ressources naturelles du Canada, et pour que l’industrie contribue de façon soutenue à l’emploi, aux recettes gouvernementales et au PIB.

Canada et États-Unis

L’énergie représente une partie importante des échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis, et le Canada jouit d’une position avantageuse pour répondre à la demande américaine d’énergie.

Bien que les États-Unis demeurent un marché important pour les produits énergétiques canadiens, la croissance de sa propre production pétrolière et gazière en fait non seulement le principal client du Canada, mais aussi son principal concurrent. La capacité limitée des pipelines et infrastructures d’exportation du Canada le force à vendre 99 % de son pétrole dans le marché saturé de l’Amérique du Nord, à des prix très bas. Le Canada ne peut donc obtenir la pleine valeur de ses ressources naturelles.

Pétrole

Marchés actuels

Les producteurs de pétrole canadiens alimentent les marchés du Canada et exportent aux États-Unis.

Le Canada compte 17 rafineries dont la capacité collective s’élève à 2 millions de barils par jour (b/j). Le Canada est actuellement le plus gros fournisseur de pétrole des États-Unis : il y a exporté plus de 3,6 millions b/j en 2018, laissant moins de 1 % de ses exportations aux autres pays.

Carte du pétrole brut et des rafineries

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Nouveaux marchés

On s’attend à voir grimper la demande mondiale de pétrole brut dans les prochaines décennies. Selon le rapport de perspectives énergétiques mondiales 2019 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande mondiale de pétrole devrait croître de 9,3 % d’ici 2040, passant de 94,8 millions b/j à 106,3 millions b/j. Environ 70 % de cette croissance, soit 8,2 millions b/j, proviendra de la Chine et de l’Inde.

Importations du Canada

Bien qu’il possède les troisièmes plus grandes réserves mondiales de pétrole, le Canada importe du pétrole de fournisseurs étrangers. Plus de la moitié du pétrole consommé au Québec et dans les provinces de l’Atlantique provient de sources étrangères incluant les États-Unis, l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Vénézuéla, le Nigéria et la Norvège. En 2018, le Canada a dépensé 19,4 milliards $ pour importer plus de 593 000 b/j de pétrole étranger.
A map of Canada with oil tankers from different countries on the right hand side and a headline

Statistics Canada

Gaz naturel

Marchés actuels

Les producteurs canadiens de gaz naturel alimentent les marchés du Canada et exportent aux États-Unis.

Les exportations de gaz naturel vers les États-Unis ont baissé légèrement entre 2014 et 2018, mais elles ont chuté de 16 % au cours de la dernière décennie. Le Canada a donc urgemment besoin de nouveaux marchés internationaux pour son gaz naturel.

Les progrès en matière de forage horizontal et de fracturation hydraulique ont permis aux États-Unis d’accroître de plus de 40 % leur propre production de gaz naturel, ce qui fait d’eux les plus importants producteurs au monde depuis 2011 (selon la U.S. Energy Information Administration).

Le surprlus de l’offre a généré une baisse des prix en Amérique du Nord, et un ralentissement des exportations de gaz naturel canadien vers l’Est des États-Unis où les distances plus courtes donnent un avantage économique aux producteurs américains. En outre, les États-Unis ont augmenté leurs exportations vers l’Ontario et le Québec, en remplacement du gaz naturel de l’Ouest du Canada.

Nouveaux marchés

La demande de gaz naturel sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL) ne cesse de croître en Inde, en Chine et en Asie du Sud-Est.

Marchés de l’Asie 

A grey and white map showing the possible routes Canadian energy could take from Canada to Asian markets.

CAPP

La demande mondiale de gaz naturel devrait grimper de 36 % d’ici 2040, sous l’impulsion de la  croissance rapide des économies de l’Asie (selon les perspectives énergétiques mondiales 2019 de l’AIE). Le gaz naturel canadien sera en position avantageuse pour répondre à cette demande croissante si l’industrie du GNL se développe sur la côte Ouest.

Pour le moment, le Canada prend du retard sur les États-Unis, où la U.S. Federal Energy Regulatory Commission a approuvé 9 projets d’usines de GNL dont la plupart sur la côte Ouest. Les États-Unis sont en passe de devenir un important exportateur de GNL (selon la U.S. Energy Information Agency).

Plusieurs terminaux d’exportation du GNL ont été proposés sur la côte Ouest du Canada, mais seuls deux sont actuellement en construction.

Des retombées pour tout le Canada

Faute d’accéder pleinement aux marchés d’ici et d’ailleurs, le pétrole et le gaz naturel canadiens génèrent moins de retombées économiques qu’ils le pourraient.

À elle seule, l’industrie des sables bitumineux pourrait verser environ 17 milliards $ aux gouvernements provinciaux et fédéral au cours de la prochaine décennie, incluant les redevances, selon l’Institut canadien de la recherche énergétique (CERI). Ces revenus contribuent aux dépenses gouvernementales dans les infrastructures, les services publics et d’autres programmes essentiels.