Le changement climatique

Les changements climatiques sont un enjeu mondial de premier ordre, qui nécessite une action mondiale. Les producteurs canadiens de pétrole et de gaz naturel travaillent activement à réduire les GES au pays. Mais le Canada est aussi en position avantageuse pour contribuer aux objectifs climatiques mondiaux, en exportant du GNL pour remplacer le charbon en Asie.

Les émissions canadiennes dans le contexte mondial

Le Canada produit moins de 1,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), et 0,3 % proviennent de l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel.

Les émissions canadiennes dans le contexte mondial

Environnement et Changement climatique Canada (2018), Institut des ressources mondiales (2017)

C’est en agissant au niveau mondial que le Canada peut contribuer significativement à la lutte aux changements climatiques.

Le défi est de réduire les émissions mondiales de GES malgré la croissance de la demande mondiale d’énergie. Le Canada est en position avantageuse pour relever ce défi grâce à l’innovation, la technologie et la production responsable d’énergie.

Vidéo : Comment accroître notre production de pétrole et de gaz naturel tout en atteignant nos objectifs climatiques ?

Réduire les émissions mondiales grâce à l’énergie canadienne

L’énergie canadienne offre des solutions aux émissions de GES et aux changements climatiques, qui sont parmi les plus grands défis auxquels la planète fait face.

La production du pétrole et du gaz naturel canadiens est l’une des plus responsables dans le secteur de l’énergie au niveau mondial, et elle est soumise à la réglementation la plus stricte. Les émissions des sables bitumineux canadiens ont baissé de façon importante.

Depuis 1990, les émissions de GES par baril ont chuté de 32%

Selon les données du rapport d’inventaire national 2019 du gouvernement du Canada, les émissions de gaz à effet de serre des sables bitumineux par baril du Canada ont diminué de 32% depuis 1990. L’inventaire est le rapport officiel du Canada soumis à la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sur les gaz à effet de serre les émissions.

Le Canada a un grand potentiel de contribution à la réduction des émissions mondiales de GES. L’usage de notre gaz naturel liquéfié (GNL) par d’autres pays en remplacement du charbon pourrait réduire de 100 mégatonnes les émissions mondiales de GES à partir d’une seule installation d’exportation. Cela équivaut à retirer de la route toutes les automobiles du Canada combinées. Alors imaginez les réductions que pourraient générer cinq usines de GNL !

Un chef de file mondial de l’innovation technologique dans l’énergie

L’exploitation des sources d’énergie et leur transport jusqu’aux consommateurs posent des défis d’innovation. Mais ce n’est rien de nouveau pour le secteur canadien de l’énergie, qui est a toujours été une industrie d’innovation. Nos plus importants producteurs de pétrole et de gaz naturel se sont engagés à réduire de façon significative leurs émissions de GES et de méthane, et leurs résultats démontrent que le Canada peut réussir sa transition vers une économie à faible émission de carbone tout en assurant sa prospérité et en protégeant l’environnement.

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Réduction des émissions de GES

De la prospection à la production, l’industrie s’efforce de réduire ses émissions dans tous les processus et activités liés au pétrole et au gaz naturel. Voici quelques exemples :

  • L’équipe de Enhance Energy utilise une technique éprouvée appelée «récupération améliorée du pétrole» (EOR) qui consiste à obtenir du CO2 auprès de grands émetteurs industriels en Alberta et à l’injecter dans un réservoir de pétrole développé qui approche de la fin de sa durée de vie conventionnelle. Le résultat serait une victoire multiple: produire l’énergie dont le monde a besoin, créer des emplois et aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Il est prévu que le pétrole produit à partir de ce projet aura 60% d’émissions de moins que le pétrole produit conventionnellement.
  • Canadian Natural Resources s’est engagée à innover pour atteindre zéro émission nette dans les sables bitumineux. Depuis 2009, l’entreprise a investi 3,1 milliards $ en recherche et développement technologique. Elle a réduit de 18 % son intensité d’émissions entre 2013 et 2017 ; stocké 17,9 millions de tonnes de dioxyde de carbone (équivalent au retrait de 576 000 automobiles sur les routes) entre 2013 et 2018 ; et réduit de 71 % les émissions de méthane de ses opérations de pétrole lourd depuis 2013.
  • Depuis 2015, Quest CCS a capté et stocké 5 millions de tonnes de CO2 issus de l’usine de valorisation Scotford opérée par Shell Canada, ce qui équivaut à retirer 1 million d’automobiles des routes. C’est la première installation à grande échelle de ce type dans les sables bitumineux.

En savoir plus sur les gaz à effet de serre

Réduction des émissions de méthane

Les émissions fugitives sont de petites fuites de méthane dans les soupapes, joints à pompe et autres équipements de forage et de production du gaz naturel. Du méthane est aussi libéré lors du torchage ou de la mise à l’air du gaz naturel.

  • En 2019, en partenariat avec l’ACPP, le Petroleum Technology Alliance of Canada a organisé le Alberta Methane Field Challenge, qui visait à mesurer la performance en contexte réel des nouvelles technologies de télédétection du méthane en comparaison avec les enquêtes de détection de fuites traditionnelles basées sur l’imagerie optique. Une campagne au printemps 2019 a mis en vedette 10 technologies de détection du méthane.
  • Les opérations de Modern Resources frôlent zéro émission nette de méthane grâce à la technologie à très basses émissions MULE, alternative aux pompes pneumatiques au gaz naturel. L’entreprise a aussi déployé des panneaux solaires pour électrifier ses commandes de soupapes, et des piles à combustible au méthanol pour fournir de l’électricité de secours. Trois de ses installations de pétrole et de gaz naturel sont maintenant équipés de la technologie MULE et les autres sont en cours de conversion.

En savoir plus sur les émissions de méthane

Le saviez-vous?

Sur les près de 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) émises dans le monde en 2015, près de la moitié provenait du charbon.

Le GNL face au changement climatique

Le Canada a la possibilité de devenir un chef de file mondial de l’action climatique grâce à l’innovation technologique et à l’exploitation responsable du gaz naturel. L’électrification de la production en amont est une étape importante vers cet objectif.

Le gaz naturel canadien a d’importants avantages du point de vue environnemental. C’est l’hydrocarbure qui offre la combustion la plus propre, avec près de 40 % moins de dioxyde de carbone, lorsqu’on l’utilise pour produire de l’électricité.

En savoir plus sur le GNL

GNL: l'alternative au charbon

Le GNL est une alternative au charbon émettant 50% moins de CO2 en moins lorsqu'il est utilisé pour la production d'électricité.

Une alternative au charbon pour l’Asie

Les exportations canadiennes de gaz naturel liquéfié (GNL) aideraient l’Asie à réduire la production d’électricité au charbon, résultant en une baisse des émissions mondiales de GES.

De fait, pour chaque usine de GNL bâtie au Canada, les émissions mondiales seraient réduites de 100 mégatonnes de CO2 équivalent (Mt CO2eq) par année. On prévoit que d’ici 2040, près de 1500 Mt de CO2eq pourraient être éliminées chaque année si les nouvelles centrales électriques de la Chine, de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est sont alimentées au gaz naturel plutôt qu’au charbon. (Source : ACPP)

Le gaz naturel est une source d’énergie propre

Natural Gas is an Clean Energy Source

AIE, scénario de nouvelles politiques, 2018

Le gaz naturel, un complément aux énergies renouvelables

Le gaz naturel peut aussi jouer un rôle important dans l’avancement de l’énergie renouvelable. L’électricité produite avec du gaz naturel peut alimenter le réseau électrique lorsque les sources d’énergie renouvelables à intermittence, comme l’éolien et le solaire, viennent à manquer.

Selon la Régie de l’énergie du Canada (REC), pour répondre à la demande d’ici 2040, la production d’électricité devra connaître une hausse de 30 %, alimentée principalement par le gaz naturel et les sources renouvelables. La REC prévoit que la production d’électricité au gaz naturel augmentera de 10 à 16 %, et celle à partir de sources renouvelables de 5 à 11 %. (Source: Avenir énergétique du Canada en 2018 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040)

Politique canadienne du carbone

Le Canada est un chef de file mondial en matière de politique climatique. Sa réglementation est l’une des plus rigoureuses en termes de tarifs et d’exigences. Elle est établie à la fois par les gouvernements provinciaux et fédéral.

Plusieurs provinces ont déjà fixé un prix du carbone, et le gouvernement fédéral a l’intention de fixer un seuil minimal pour les provinces sans tarification. Ce seuil ferait grimper le prix du carbone à 50 $ la tonne en 2022. Plus de détails ci-dessous :

Fuite de carbone

Les politiques climatiques ont une autre conséquence financière. À mesure que les coûts des entreprises augmentent (du fait de la tarification du carbone en plus d’autres politiques et règlements), les investissements dans l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel diminuent ou disparaissent complètement du pays. Les entreprises choisissent d’investir dans des pays où les politiques climatiques sont moins strictes ou inexistantes. Cette situation appelée « fuite de carbone » nuit à la réduction des émissions mondiales de GES.

L’ACPP soutient les politiques efficaces. De nombreuses juridictions dans le monde, de la Californie à l’Union européenne, ont recours à la méthode «à forte intensité d’émissions exposée aux échanges commerciaux (IEEC) pour prévenir la fuite de carbone et protéger leurs secteurs IEEC. L’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel est un secteur IEEC, et le Canada devrait établir un mécanisme de protection de sa compétitivité avec les autres juridictions internationales, et assurer la prévisibilité des politiques et des coûts.

L’action contre les changements climatiques nécessite à la fois des technologies de réduction des émissions et des politiques efficaces partout au Canada.

Vidéo : Qu’est-ce que la fuite de carbone ?

Les principes d’une politique climatique efficace selon l’ACPP

Les producteurs canadiens de pétrole et de gaz naturel sont prêts à faire leur part pour contribuer aux objectifs du Canada en matière de changements climatiques. L’ACPP est ses membres ont établi les principes suivants pour la création d’une politique climatique efficace au Canada :

Collaborative et orientée vers les solutions

  • Étant donné les engagements du Canada et leurs impacts sur l’industrie, l’ACPP va collaborer de façon proactive avec les gouvernements et parties prenantes pour déboucher sur les solutions réglementaires appropriées.
  • Les solutions politiques doivent être adaptées et considérer attentivement les incidences environnementales, économiques et sociales.

Efficiente et prévisible

  • La politique climatique doit cibler des réductions là où elles sont le plus efficientes tout au long la chaîne de valeur de l’énergie, de la production à l’utilisation finale, et de façon équitable pour tous les secteurs et juridictions.
  • La politique climatique doit atteindre ses objectifs de réduction des émissions au moindre coût pour les Canadiens, l’économie et l’industrie.
  • Les revenus de la politique climatique doivent retourner dans l’économie sous forme d’incitatifs à l’innovation, et de réduction de taxes et prélèvements.

Concentrée sur l’innovation technologique

  • La politique climatique devrait encourager l’innovation technologique pour lutter contre les changements climatiques, et saisir les occasions d’exporter ses solutions au monde entier.
  • D’importantes réductions des émissions proviendront du secteur énergétique des hydrocarbures, à condition d’innovation soutenue et de politiques adéquates.

Compétitive au niveau mondial

  • Les politiques climatiques du Canada doivent assurer la compétitivité de l’exploitation de nos ressources naturelles par rapport aux autres juridictions, en particulier les États-Unis qui sont notre principal partenaire commercial.
  • Les responsables de la politique climatique du Canada doivent assurer des retombées économiques proportionnelles et nous assurer d’obtenir la pleine valeur de nos ressources avec un accès efficace aux marchés mondiaux.
  • Le Canada dépend en grande partie du commerce de ses ressources naturelles et de sa capacité à attirer des capitaux extérieurs. Ses politiques climatiques doivent donc être conçues pour maintenir notre attrait auprès des investisseurs étrangers.