Les émissions de gaz à effet de serre

La combustion d'hydrocarbures comme le pétrole et le gaz naturel émet dans l'atmosphère des gaz à effet de serre (GES) incluant le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, l'oxyde nitreux (SO2) et l'ozone, qui contribuent aux changements climatiques.

Le pétrole et le gaz naturel sont brûlés pour la production d’électricité, dans des applications industrielles, dans les transports, et pour le chauffage résidentiel et commercial. En fait, la majeure partie des émissions de GES se produisent à l’étape de l’utilisation finale, quand le pétrole et le gaz naturel sont utilisés comme source de chauffage ou d’électricité, comme carburant ou comme ingrédient de nombreux produits de consommation.

L’empreinte carbone du Canada

Selon le gouvernement du Canada, le total des émissions de GES du pays s’élevaient à 716 mégatonnes d’équivalent de dioxyde de carbone (MtCO2eq) en 2017. Au niveau mondial, la part du Canada dans les émissions de GES est inférieure à 1,5 %. La majeure partie des émissions canadiennes de GES proviennent du secteur de l’énergie, suivi par celui des transports.

Entre 2005 et 2017, la croissance de l’économie canadienne a été plus rapide que celle de ses émissions de GES. L’intensité des émissions de l’économie (GES par GDP) a chuté de 36 % depuis 1990 et de 20 % depuis 2005. Le Canada est donc en bonne voie d’atteindre d’ici 2030 sa cible de réduction de 30 % de réduction sous les niveaux de 2005. Le profil des émissions du Canada est similaire à celui des autres pays développés, car le CO2 représente la majeure partie des émissions totales du pays (80 % en 2017). Les émissions de méthane comptaient pour 93 Mt en 2017, ou 13 % des émissions totales. (Source : Environnement et Changement climatique Canada)

Émissions canadiennes de GES dans un contexte mondial

Environment and Climate Change Canada, 2019 & World Resources Institute, 2016

Reducing GHG Emissions: A Global Challenge

Reducing GHG emissions is an important global issue, and Canada’s oil and natural gas industry is committed to decreasing the amount of GHG emissions generated for each barrel of oil and cubic metre of natural gas produced.Innovations in oil and natural gas that are being developed in Canada can – and are – being used globally, both for producing oil and natural gas, and to replace more emission-intensive hydrocarbons such as coal with responsibly produced Canadian energy sources.

The challenge: reduce GHG emissions while the demand for energy is growing.

Meeting Canada’s Climate Commitments with Terry Abel

Réglementation et politiques liées aux GES

En 2015, le gouvernement du Canada annonçait son engagement à réduire d’ici 2030 les émissions de GES du pays de 30 % sous leurs niveaux de 2005.

L’industrie pétrolière et gazière est règlementée par les gouvernements provinciaux et fédéral par l’entremise de programmes de réduction des GES, parmi lesquels :

Émissions de GES issues du gaz naturel

L’industrie gazière canadienne travaille activement à réduire les émissions associées à ses activités de prospection et de production, et à trouver des solutions pour contribuer à l’atteinte des objectifs canadiens de réduction des émissions de méthane.

L’industrie se soumet régulièrement aux exigences de déclaration des émissions de GES par l’entremise du Guichet unique d’Environnement et Changement climatique Canada, un portail en ligne utilisé par les partenaires provinciaux pour simplifier les déclarations nationales et provinciales.

Le gaz naturel peut jouer un rôle important dans la réduction des émissions canadiennes de GES. Par exemple, les émissions issues de la production d’électricité ont chuté de 130 à 74 mégatonnes entre 2001 et 2017, suite au remplacement du charbon par le gaz naturel dans les centrales thermiques. On prévoit que la part d’électricité produite avec du gaz naturel devrait passer de 10 % en 2016 à 16 % en 2040.

Au niveau mondial, le gaz naturel liquéfié (GNL) canadien pourrait contribuer à la lutte contre le changement climatique en remplaçant le charbon dans des pays comme l’Inde ou la Chine, où la demande d’énergie est en croissance. La production d’électricité au gaz naturel émet environ 40 % moins de CO2 que le charbon. (Source : ACPP et ARC Energy)

L’électrification de la production de gaz naturel en amont va permettre au GNL canadien d’afficher une intensité d’émissions sur le cycle de vie inférieure à celle du GNL produit ailleurs dans le monde.

Émissions de GES issues des sables bitumineux

Bien que les sables bitumineux aient été décriés comme d’importants émetteurs de gaz à effet de serre, leur exploitation génère seulement 10 % des émissions de GES au Canada, et 0,15 % des émissions de GES dans le monde. L’industrie canadienne des sables bitumineux réduit continuellement l’intensité de ses émissions de GES. Un ensemble de technologies sont actuellement à l’étude pour réduire les émissions de GES des sables bitumineux. Celles-ci ont déjà chuté de 32 % depuis 1990 grâce à l’innovation technologique.

Renverser la tendance des émissions de gaz à effet de serre

L’exploitation minière des sables bitumineux nécessite de l’énergie pour transporter le minerai, le fractionner en petits morceaux, et réchauffer l’eau qui sert à séparer le pétrole du sable. La récupération in situ requiert également de l’énergie pour la génération de vapeur. L’industrie prend des mesures pour réduire les émissions à chaque étape des procédés d’extraction, tant dans l’exploitation minière qu’in situ.

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Pour en apprendre davantage

Émissions de GES selon les secteurs

Les émissions de GES du secteur de l’énergie en 2017 (583 Mt) étaient 1,9 % inférieures à celles de 2005 (595 Mt). Au sein du secteur, la hausse de 43 Mt des émissions issues de l’exploitation pétrolière et gazière a été compensée par une baisse de 46 Mt des émissions issues des services publics de production d’électricité et de chaleur. Ceux-ci ont réduit leur consommation de charbon et de pétrole de 40 % et 70 % respectivement, tandis que l’électricité produite par les barrages, le nucléaire et les éoliennes augmentait de 17 %.

Parmi les autres sources d’émissions de GES, on compte les transports, l’électricité, le ciment, le secteur chimique, le secteur manufacturier, la construction, les bâtiments, l’agriculture, et les déchets. En 2017, la provenance des émissions canadiennes se répartissait comme suit (selon Environnement et Changement climatique Canada) :

  • Pétrole et gaz naturel – 195 MtCO2eq (27 %)
  • Transports – 174 MtCO2eq (24 %)
  • Bâtiments – 85 MtCO2eq (12 %)
  • Électricité – 94 MtCO2eq (10 %)
  • Industries lourdes – 73 MtCO2eq (10 %)
  • Agriculture – 72 MtCO2eq (12 %)
  • Déchets et autres – 42 MtCO2eq (6 %)

Émissions et qualité de l’air

En plus du CO2, d’autres émissions atmosphériques sont associées à l’exploitation des sables bitumineux, comme les oxydes d’azote (NOX), le dioxyde de soufre (SO2) et les particules fines (PM) qui proviennent en premier lieu de la combustion des carburants dans les bâtiments et les véhicules.

En savoir plus sur l'air

Initiatives de réduction des GES

Les initiatives les plus efficaces de l’industrie pétrolière et gazière pour lutter contre le changement climatique proviennent de l’innovation technologique. En plus des recherches collaboratives menées à la Canada’s Oil Sands Innovation Alliance (COSIA), des organisations comme la Petroleum Technology Alliance Canada (PTAC) et des entreprises individuelles entreprennent leurs propres projets. Parmi les exemples récents :