Les politiques climatiques efficaces qui encouragent l’innovation font croître l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel, réduisent les émissions et contribuent à la santé de l’économie

June 05, 2018 - Calgary, Alberta

Les politiques climatiques inefficaces et qui font double emploi comptent parmi les facteurs qui découragent les investissements dans l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel – en incitant les entreprises à déplacer leurs activités dans des pays dont les programmes de réduction des émissions sont peu développés ou inexistants, augmentant ainsi les émissions futures à l’échelle mondiale. C’est ce qu’on peut lire dans le document intitulé Pour une politique climatique concurrentielle : appuyer les investissements et l’innovation, troisième d’une série de rapports économiques publiés par l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP).

Cette perte d’investissements nuit au développement, par l’industrie, d’innovations et de technologies qui sont essentielles pour briser le lien entre augmentation de la production d’énergie et augmentation des émissions. Les politiques qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre (GES) et encouragent l’innovation dans l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel aideront davantage le Canada et le reste du monde à atteindre leurs objectifs d’atténuation des changements climatiques.

Toute politique climatique devrait avoir pour objectif de réduire les émissions de GES dans le monde – et pas seulement au Canada. À l’heure actuelle, les politiques climatiques au Canada coûtent cher à l’économie de notre pays et ont un effet minime sur les émissions mondiales, car la production de gaz naturel et de pétrole se déplace vers des régions où la réglementation est moins stricte, voire inexistante.

La perte d’investissements au profit d’autres régions productrices de pétrole et de gaz naturel prive les Canadiens des avantages économiques et sociaux générés par une industrie florissante du pétrole et du gaz naturel au Canada.

Ce phénomène, qu’on qualifie de fuite de carbone, met en péril l’atteinte des objectifs mondiaux de réduction des émissions de GES et empêche le reste de la planète d’accéder à une énergie canadienne produite de façon responsable.

L’ACPP recommande l’adoption de politiques climatiques qui évalueront tous les coûts et reconnaîtront le fardeau cumulatif des politiques et règlements en vigueur, de l’augmentation de l’impôt des sociétés et des changements apportés au régime des redevances. Le rapport met en lumière cinq mesures clés qui permettraient de stimuler la compétitivité du capital et du carbone au Canada :
  • Établir des mécanismes de protection pour le secteur du pétrole et du gaz naturel d’amont – secteur à forte intensité d’émissions exposé aux échanges commerciaux (IEEC) – afin d’éviter la fuite de carbone, de stimuler l’innovation et d’encourager les progrès technologiques visant à réduire les émissions et à permettre au secteur de poursuivre sa croissance.
  • Limiter la portée de la Norme sur les combustibles propres (qui est coûteuse et fait double emploi) afin d’exclure le secteur du pétrole et du gaz naturel en amont.
  • Mettre en place des crédits de carbone efficaces, à l’échelle nationale et internationale, afin d’aider le Canada à atteindre à moindre coût ses objectifs nationaux de réduction des émissions.
  • Utiliser les revenus générés par le carbone provenant des secteurs IEEC pour faciliter et accélérer le financement de l’innovation.
  • Protéger la compétitivité des secteurs exposés aux échanges internationaux grâce à la déductibilité immédiate des investissements dans le pétrole et le gaz naturel.
Vous pouvez télécharger le document Pour une politique climatique concurrentielle : appuyer les investissements et l’innovation dans l’industrie canadienne sur le site www.capp.ca/economicseries. 

Citations de Tim McMillan, président et chef de la direction de l’Association canadienne des producteurs pétroliers 
  • « La compétitivité demeure un de nos principaux défis. Les investissements dans l’industrie énergétique du Canada – et les emplois destinés aux Canadiens – continueront de s’exporter vers d’autres pays, à moins que nous n’apportions des changements à notre réglementation pour favoriser la croissance. »
  • « Nous travaillons au sein d’un des systèmes de réglementation les plus stricts au monde. Il est important que notre cadre réglementaire soit efficace et respecte les objectifs environnementaux, sans pour autant générer davantage de coûts, de retards et d’inefficacités, afin que nous ne risquions pas de prendre encore plus de retard. » 
  • Le Canada a déjà perdu 56 milliards en investissement au cours des trois dernières années. Cet investissement est indispensable au financement d’innovation et de technologies pour atteindre les objectifs climatiques du Canada.
  • « L’industrie a pris des mesures préventives et continue d’améliorer sa performance environnementale, tout en faisant prospérer l’économie. »
  • « L’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel créent et utilisent des technologies de pointe pour minimiser l’empreinte sur l’environnement.
Citation de Soheil Asgarpour, chef de la direction de la Petroleum Technology Alliance Canada (PTAC) 
  • « Notre industrie est en pleine transformation; nous sommes en train de développer des technologies visant à réduire nos coûts et notre empreinte environnementale, afin de produire des ressources à un niveau qui nous rendra concurrentiels à l’échelle mondiale. »
Information complémentaire 
  • Si on leur en offre la possibilité, les citoyens préfèrent acheter du pétrole et du gaz naturel produits au Canada plutôt que dans tout autre pays. Selon le tout premier sondage Global Energy Pulse d’Ipsos, le Canada se classe au premier rang parmi 11 pays producteurs comme fournisseur d’énergie de premier plan.
  • On prévoit que la demande moyenne d’énergie va augmenter d’environ 30 % d’ici 2040 par rapport aux niveaux actuels. Selon l’Agence internationale de l’énergie, cela équivaut à ajouter un pays comme la Chine ou l’Inde à la consommation actuelle.
  • Près de la moitié des quelque 10 milliards de tonnes de dioxyde de carbone émises à l’échelle mondiale lors de la production d’énergie en 2015 provenait de l’industrie du charbon.
L’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) représente des entreprises, grandes et petites, vouées à l’exploration, à l’exploitation et à la production gazière et pétrolière partout au Canada. Les entreprises membres de l’ACPP produisent environ 80 % du gaz naturel et du pétrole brut du pays. Les partenaires de l’ACPP offrent une vaste gamme de services à l’appui du secteur du pétrole brut et du gaz naturel d’amont. Tous ensemble, ils constituent une part importante d’une industrie nationale dont les revenus issus de la production de pétrole et de gaz naturel totalisent chaque année près de 110 milliards de dollars. L’ACPP a pour mission, au nom du secteur pétrolier et gazier d’amont, de promouvoir et de favoriser la compétitivité économique et une performance à la fois sûre, écologique et socialement responsable.

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