La protection des ressources en eau douce

La protection des ressources en eau douce est une priorité pour l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel. Aujourd’hui, la plupart des puits sont forés à des profondeurs de deux à trois kilomètres (2 000 à 3 000 mètres) ou plus.

Les aquifères d’eau potable se trouvent généralement bien moins profond, entre 18 et 150 mètres de la surface. Les puits sont soumis à des règles strictes pour protéger les ressources en eau douce et éviter la contamination de l’eau.

Protection des eaux souterraines

Les puits sont conçus et construits de manière à protéger les sources d’eau souterraines. Lors du forage, plusieurs couches d’enveloppe d’acier sont insérées et cimentées en place, formant ainsi une barrière solide entre les eaux souterraines environnantes.

Prévention de la contamination des eaux

Comme tous les Canadiens, les producteurs pétroliers et gaziers accordent une grande valeur à l’eau douce, et l’industrie s’emploie à prévenir la contamination des eaux. Des règles ont été établies pour protéger l’environnement et pour que chaque puits soit conçu de manière à conserver son intégrité tout au long de son cycle de vie. L’industrie a recours à plusieurs outils pour surveiller l’intégrité de l’enveloppe d’acier de ciment des puits, et détecter de façon précoce tout risque de détérioration :

  • Packers de production – pour créer un joint étanche entre le puits et son enveloppe.
  • Journaux de corrosion – pour identifer les trous et fissures dans l’enveloppe d’acier.
  • Journaux d’adhérence du ciment – pour mesurer l’adhérence entre l’enveloppe et le ciment à partir d’outils sonores et ultrasonores.
  • Journaux de production – pour relever l’épaisseur de l’enveloppe et les cas de corrosion.

Conservation de l'eau douce

L’industrie s’emploie à réduire le volume d’eau douce de surface ou souterraine utilisé dans le développement du gaz naturel et du pétrole. Plusieurs approches permettent de réduire la consommation d’eau :

  • Recyclage de l’eau dans les opérations.
  • Utiliser des sources d’eau de moindre qualité ou autrement inutilisables, comme les eaux salées souterraines.
  • Réutiliser les eaux de production et de refoulement.
  • Partager les sources d’eau entre les installations et les producteurs.
  • S’entendre avec les collectivités pour utiliser leurs eaux usées traitées.
  • Investir dans la recherche pour développer de nouvelles technologies qui requièrent moins d’eau.

Conservation des eaux de surface

En outre, les producteurs des sables bitumineux prennent des initiatives pour protéger les eaux de surface et réduire le volume d’eau douce prise dans la rivière Athabasca ou à d’autres sources. Voici quelques-unes de ces initiatives :

  • L’eau est recyclée en permanence dans les opérations des sables bitumineux.
  • Opérations in situ source d’eau souterraine saline pour injection.
  • La prise d’eau douce dans la rivière Athabasca ou à d’autres sources est strictement réglementée et surveillée.
  • Des fossés de drainage interceptent les écoulements de surface et redirigent ces eaux de façon sûre hors des opérations minières et in situ.
  • Les écoulements des zones d’opérations minières et in situ sont interceptés et redirigés hors des zones non perturbées pour éviter la contamination des ruisseaux, étangs, tourbières ou autres plans d’eau.
  • L’efficacité énergétique croissante dans l’extraction et le traitement du bitume permet d’utiliser moins d’eau pour produire de l’eau chaude (opérations minières) ou de la vapeur (exploitation in situ).

Pratiques de fonctionnement et principes directeurs de la fracturation hydraulique l'ACPP

L’ACPP et ses sociétés membres ont développé et adhèrent aux meilleures pratiques et principes directeurs concernant l’analyse des eaux souterraines, l’utilisation de l’eau douce, la manipulation des fluides, la construction de puits de forage, l’utilisation d’additifs chimiques et la sismicité induite.